Jamais un projet de loi de finances n’aura été adopté dans un contexte aussi chaotique. La crise politique a laissé place à une série d’événements inédits : motions de censure, chute de gouvernement, recours à une loi spéciale. Finalement, ce n’est pas un débat démocratique qui a tranché le budget 2025, mais une imposition autoritaire. Les outils constitutionnels, censés être réservés aux situations d’urgence, sont devenus le mode de gouvernance habituel d’un pouvoir en perte de légitimité.
Pour la CGT, cette instabilité ne relève pas du hasard. Elle est le symptôme d’un conflit de plus en plus ouvert entre les politiques néolibérales imposées depuis des années et les aspirations populaires, exprimées tant dans les urnes que dans la rue. Après le rejet massif de la réforme des retraites, le gouvernement persiste dans sa fuite en avant.
Publiée au Journal officiel, la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 entérine un virage austéritaire sans précédent. Plutôt que de répondre aux besoins de la population, le gouvernement choisit de privilégier la satisfaction des marchés financiers et de la Commission européenne, au prix d’une nouvelle attaque contre les services publics, la protection sociale et le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes.
Cette logique se traduit directement dans le cadrage du budget 2025, qui s’inscrit dans une politique de réduction accrue du déficit public.
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