Nous n’avons pas le choix, cette mise à disposition s’impose à nous : FAUX
Pour assoir la légitimité de la mise à disposition des personnels de COSOG et la dénonciation de la convention de gestion, la direction s’est appuyée sur un rapport de la cour des comptes de 2008, sans que ce dernier ne se soit suivi d’effet depuis, et sur le rapport d’un audit interne de juin 2024.
Pour autant, il n’y avait aucune urgence à diligenter cet audit, car ni le COSOG ni la Caisse des Dépôts n’étaient dans le viseur des autorités de régulation.
Plus encore, en donnant une lettre de mission à un auditeur interne, cela revenait pour la direction à dicter elle-même les conclusions … qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage.
Malgré out, le principe de cette mise à disposition unilatérale aurait pu être évitée si tous les syndicats de l’EP avaient fait front commun contre le projet dans une intersyndicale soudée et solidaire.
L’UNSA et la CFDT ont, dès le début, refusé d’être ce contre-pouvoir aux côtés, entre autres, de la CGT.
La mise à disposition du personnel du COSOG ne change rien pour eux : VRAI aujourd’hui … mais demain
La convention de mise à disposition qui va s’appliquer à compter du 1er mai 2025 pour ceux de vos collègues qui l’auront signé semble, en effet, ne rien changer pour eux en termes de rémunération, déroulé de carrière.
Néanmoins, cette convention est un contrat à durée déterminée de 3 ans, qui pourra être renouvelé 2 fois seulement. Cela signifie :
- que tous les 3 ans, cette convention peut être révoquée par le directeur général du COSOG ou substantiellement modifiée dans ses termes.
- qu’au bout de 9 ans, la mise à disposition doit se terminer et l’agent réintégrer l’EP sur un poste au bon vouloir des RH.
C’est bien là que réside le danger : dans quelles conditions et avec quelles garanties, le retour dans l’EP se fera-t-il ?
Dans 3 ans ou dans 9 ans, les interlocuteurs à la tête des RH seront peut-être partis, et leurs promesses avec
La nouvelle convention de gestion écrite par la direction sécurise le nombre d’ETP au COSOG : FAUX
La convention qui a été dénoncée en décembre 2024 gravait dans le marbre la présence de 70 ETP pour faire tourner le COSOG.
Arguant du fait que depuis plusieurs années, le COSOG fonctionnait avec 63 ETP et que finalement ça tournait plutôt bien, la direction propose, dans cette nouvelle convention, de baisser les effectifs à 65 ETP.
Certains d’entre vous peuvent penser que c’est logique, mais c’est vite oublier que, oui le COSOG tient depuis plusieurs années avec seulement 63 ETP, mais au prix de beaucoup de surcharge de travail et de risques personnels et professionnels. Le COSOG tourne, mais à flux tendu.
C’est vite oublier que demain certaines prestations ou subventions voulues par les élus à votre bénéfice ne pourront pas voir le jour faute de gestionnaires pour les créer et les gérer.
La direction pense avoir trouvé la parade en inscrivant dans la convention que ce nombre de 65 ETP pourra être augmenté en fonction de périodes de surcroît d’activité.
Qui va décider d’amorcer ce dispositif ? le directeur général, seul, ou la DRH ? et avec quel personnel ? des intérimaires qu’il faudra former et qui ne seront pas opérationnels tout de suite ?
La proposition d’une subvention à 3,40% bénéficiera à chacun de vous à hauteur de 100 euros par personne : FAUX
C’est en effet l’argument massue de l’UNSA dans leur tract du 5 mars dernier. Une subvention à 3,40% de la masse salariale représente 770 000 euros supplémentaires, soit 100 euros de plus pour chacun de vous.
Le calcul n’est malheureusement pas aussi simple. Cette subvention, versée par la direction, est globalisée et cette augmentation ne sera pas saupoudrée au bénéfice de chacun.
L’UNSA et la CFDT ne se sont pas caché qu’ils souhaitaient diriger la totalité de ces 770 000 euros vers l’offre montagne, cœur de leur campagne électorale 2023 afin de faire partir plus d’OD aux sports d’hiver en commandant leur séjour sur Travelski.
Pour cela, ils ont le projet de proposer une sur-subvention pour faire baisser le prix coûtant de ces séjours.
Oui, mais les sports d’hiver ne bénéficient qu’à 10% d’entre vous, posez-vous donc la question de savoir si vous serez donc les heureux bénéficiaires de cette augmentation de la subvention ou si vous serez simplement spectateurs d’une répartition inéquitable et non solidaire.
L’UNSA et la CFDT vont signer les statuts et la convention de gestion au seul bénéfice des OD du COSOG : FAUX
L’UNSA et la CFDT ont souhaité placer les réunions de négociation avec la direction sur le terrain de l’argent pour pouvoir s’en féliciter et vous promettre monts et merveilles alors qu’il s’agit avant tout de financer leurs mesures dispendieuses pour le COSOG, l’aide aux vacances par exemple dont l’impact budgétaire a été volontairement minimisé par eux.
L’augmentation de la subvention, applicable dès le 1er mai 2025, pourrait leur éviter la banqueroute du COSOG
Par ailleurs, sauvegarder le COSOG, comme ils disent, c’est aussi conserver les avantages syndicaux qui y sont liés.
Si l’on additionne les mandats d’administrateurs et les décharges syndicales liées à la Présidence de l’association et à la Présidence de la CNLA, l’UNSA dispose de 4,5 ETP syndicaux. Dans la vraie vie de la CDC, cela représente un petit service de production.
A cela s’ajoute un budget de fonctionnement versé par la direction au prorata de leurs résultats aux élections et des locaux syndicaux.
Oui, l’UNSA a tout à perdre si les statuts et la convention de gestion n’étaient pas signés.
Si la convention n’est pas signée, le COSOG pourrait disparaître : FAUX et VRAI
En effet, si les statuts et la convention de gestion n’étaient pas signés, la direction de la CDC nous dit qu’elle serait dans l’obligation de reprendre à son compte les œuvres sociales pour l’ensemble des OD. Légalement elle ne peut s’y soustraire.
Mais en faisant front commun et en refusant tous ensemble de signer, nous pourrions obliger la direction à revenir à la table des négociations pour améliorer les conditions de la convention de gestion, tant sur la sécurisation du nombre d’ETP au COSOG que sur la mise à disposition de nos collègues sans oublier de réelles garanties sur l’esprit d’équité, de solidarité et de transmission intergénérationnelle qui est et restera l’ADN du COSOG.
Entre vous et nous, nous ne croyons pas une minute aux menaces de la direction de dissolution du COSOG pour reprendre les œuvres sociales : ils n’en n’ont pas la volonté, ni l’envie, ni les moyens
Si le COSOG disparaissait, vous n’auriez plus de prestations ni de subventions : FAUX
Nous l’avons déjà indiqué, au cas où la convention de gestion ne serait pas signée avant le 31 décembre 2025, la direction de la CDC reprendrait les œuvres sociales au 1er janvier 2026.
Nous gageons qu’il y aura toujours des subventions et des prestations pour vous et vos enfants : des vacances, des bons plans et des aides.