Vous avez tous entendu parler de la nouvelle doctrine Borne sur la politique immobilière ?
Idée louable de réduire pardon infléchir (subtile nuance) les dépenses reliées à l’immobilier afin de réduire l’empreinte écologique. Moins de bâtiments = moins de dépenses et moins de bâtiments = mieux de bâtiments. Hé oui le gouvernement espère, en tous les cas, il pense que le secteur privé se jettera sur les bâtiments existants dont l’Etat se sépare. Admettons. Et que cela évitera la construction de nouveaux bâtiments… Un promoteur ayant un terrain bien situé voudra forcément le valoriser en construisant des logements luxueux. A qui profite le crime ? Le citoyen une fois de plus contribuera à enrichir les gros acteurs des secteurs d’activités concernés !
Les configurations traditionnelles tertiaires sont caractérisées par le cloisonnement des bureaux et ne sont, paraît-il, plus adaptées aux nouvelles modalités d’organisation du travail.
Le télétravail a redéfini l’organisation du travail. La sous-occupation des postes de travail individuels est devenue un argument parfois dévoyé pour introduire la mutualisation des espaces de travail (ne plus dire Flex-Office).
L’une des orientations des aménagements préconisés est ainsi la redistribution des surfaces entre les m2 affectés aux postes de travail individuels et ceux affectés à d’autres espaces.
La nouvelle doctrine a pour vocation la diversification des positions de travail et la multiplication des espaces collaboratifs.
En théorie, toutes les évolutions envisagées à ce titre devront être précédées d’un dialogue de qualité (s’il vous plaît) avec les représentants des personnels. Le fameux dialogue social !
La mise en place d’un nouveau et unique ratio d’optimisation immobilière s’applique dès à présent aux nouveaux projets immobiliers. On parlera désormais de Surface Utile Brute (SUB) ramenée au nombre de résidents pérennes tous statuts confondus (titulaires, prestataires et vacataires).
Exemple, un service de 100 personnes, dont 50 sont nomades, dont 30 à hauteur de 80 % de leur temps et 20 à hauteur de 50 %. Le nombre d’ETP présents est de : 50+(30 X0,2) +(20X0,5) = 66 ETP présents.
La notion de poste de travail ne correspond plus aujourd’hui à bien des situations de travail au regard des missions exercées et de la variété des activités réalisées par un agent au cours d’une journée. La position de travail est un emplacement où un agent dispose d’une connectivité, d’un éclairage et d’une assise lui offrant du confort, de l’ergonomie et de la sécurité.
Attention une notion fort logique à première vue et un élément central de l’analyse de la surface est l’aménagement. Ce n’est pas parce qu’un espace est dédié à de la convivialité telle que la restauration qu’il le demeurera. En effet, ces espaces autrefois exclus de la surface aménageable peuvent changer d’usage. On nous demande sous prétexte de rationaliser, de faire moins de bureaux individuels en échange de ces lieux de convivialité qui pourraient disparaître au fil d’aménagements ultérieurs.
Cette mutualisation est exprimée sous le vocable de taux de foisonnement. Attention un poste de travail individuel c’est de la connectivité, de l’éclairage et une assise. Ce n’est plus un bureau individuel ou même partagé. Il suffit de bénéficier de conditions ergonomiques permettant de travailler une demi-journée minimum en continu.
Comme pour les mesures concernant le télétravail, la direction de la CDC appliquera à la lettre les dispositions gouvernementales sous couvert de considérations écologiques et d’intérêt général.
La CGT CDC EP tient également à rappeler que le télétravail se fait sur la base du volontariat, c’est ce qui est prévu par la loi. Si la pandémie a conduit à une généralisation du télétravail, des facteurs nouveaux peuvent potentiellement inverser ce phénomène : l’augmentation des coûts de l’énergie (électricité, chauffage, nourriture, etc) reporte de fait ces derniers sur les personnels. Aussi, on peut penser qu’en période hivernale par exemple, les personnels décident de revenir sur site pour ne pas supporter ces coûts. Que se passera-t-il s’il n’y a pas assez de place pour tous ? la direction n’a jamais répondu à cette question…
La CGT CDC EP revendique :
- Augmentation du forfait journaliers lié au télétravail à hauteur de …. Euros sans plafond, actuellement fixé à 220€ par an ;
- etc